Depuis quelques années, le regard que nous portons sur les animaux en captivité a changé. On a découvert et accepté le concept de maltraitance animale. Plus question de se réjouir lorsque nous voyons un tigre famélique sauter dans des cerceaux lors d’un spectacle de cirque. Plus question de supporter l’emprisonnement, la mise en cage, des êtres vivants qui peuplent la planète. En arpentant, encore et toujours, le granit du quartier de La Défense, en observant les ornements et les aménagements végétaux qui parsèment le parvis et ses environs, pendant un instant j’ai changé ma manière de voir les plantes que l’on dispose dans nos villes : je les ai vues comme ces animaux que nous ne supportons plus de voir enfermés, en cage. Nous pensons rendre jolies nos villes, agrémenter de joie et de beauté nos trottoirs de bitumes avec du vert et de la couleur, mais est-ce réellement un rapport sain à la Nature ? Et si les plantes « souffraient » de cet enfermement ? Et si les humains se trompaient en considérant les plantes comme des objets, des statues, des décorations ? Et si nous maltraitions aussi les végétaux ? Cette série n’apporte pas de réponses à ces questions. Son but est simplement de nous montrer les plantes comme des êtres que l’on a tendance à mettre « en cage », et ainsi à nous interroger sur notre rapport à la Nature, dans nos vies, dans nos villes. Et à réfléchir à une nouvelle façon de vivre avec les végétaux, dans nos villes.

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